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FNACA - FEDERATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS EN ALGERIE AU MAROC ET EN TUNISIE

Rue de l'Horteneuve
34340 MARSEILLAN

La FNACA, association spécifique de tous ceux qui ont participé entre 1952 et 1962 à la guerre d'Algérie ou aux combats du Maroc ou de la Tunisie, se devait de proposer un site web afin d'offrir à tous ses adhérents, à ceux qui ne le sont pas encore mais également à un public plus large soucieux de mieux connaître cette période de notre histoire, un outil d'information, de communication et de dialogue.


MESSAGE NATIONAL, POUR LE 61e ANNIVERSAIRE

Par la Commission Mémoire Histoire.

De nos jours, parler d’Anciens Combattants, ne suffit-il pas pour esquisser, sans doute hâtivement, le portrait d’un personnage du passé, celui de «  Combattant » symbolisant quant à lui, un guerrier. Ceux qui eurent à combattre en ALGERIE, MAROC et TUNISIE se retrouvèrent, bien malgré eux, Anciens Combattants dès l’âge de 23 ans, refusent, aujourd’hui d’apparaître comme des survivants d’un passé révolu.

 Enfants du second conflit mondial, ils en ont subi toutes les privations. A l’âge de 20 ans, après une adolescence difficile dans un pays se relevant de ses ruines, nous allons être plongés dans une GUERRE qui devait nous prendre le temps précieux de nos amours et de notre apprentissage de la vie. 28 ou 30 mois sous un même uniforme suffiront pour nous vieillir de plusieurs années, condamnés à affronter notre vie d’adultes en Anciens Combattants. Jeunesse brisée, avenir incertain, dans un monde indifférent, ayant pour inévitable conséquence, une réinsertion difficile à la vie civile. Des familles plongées à jamais dans la douleur. 

ALGERIE- 89 mois de meurtriers combats ne ressemblant en rien à de simples opérations de police et de maintien de l’ordre : une Guerre qui allait mobiliser près de 3 millions d’hommes dont la majorité du contingent (appelés , rappelés ) militaires de carrière, contractuels,  30 000 d’entre nous morts pour la France pour la plupart à l’âge de 20 ans, ainsi que plusieurs centaines de milliers d’Algériens de tous âges. Une guerre creusant entre deux pays des plaies qui ne sont hélas, pas encore toutes refermées aujourd’hui. Depuis 1963, chaque année, à la date anniversaire du Cessez-le-feu du 19 Mars 1962 nous leur rendons un hommage solennel, et nous nous inclinons avec déférence et émotion devant leur famille.

Refusant d’être des hommes du passé, les anciens combattants en Afrique du Nord se tournent vers la jeunesse. Nous lui disons : Vous possédez cette richesse : vivre dans un pays libre, en paix dans une démocratie fondée sur les valeurs de la République. Devenez acteurs de votre histoire et les bâtisseurs d’une paix à construire chaque jour en ne laissant jamais les esprits s’habituer à la guerre. Jeunes gens, jeunes filles, dès l’école communale, vous avez appris le sens des mots : Liberté, Egalité, Fraternité et savez qu’une culture de paix doit se développer dans l’esprit des hommes afin que la raison triomphe. Les générations actuelles ont besoin de repères, elles trouvent au travers de ces dates commémoratives les signes du Souvenir sans lesquels tout Peuple ne peut bâtir son avenir.

Ils ont écrit :

Les peuples cessent de vivre lorsqu’ils cessent de se souvenir. Maréchal FOCH

Si tu veux dominer un Peuple ! Ôte lui sa mémoire. André MALRAUX

Les souvenirs sont nos forces. Ne laissons jamais s’effacer les anniversaires mémorables. Quand la nuit essaie de revenir, il faut rallumer les grandes dates comme des flambeaux. Victor HUGO

VIVE la FRANCE

 

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